Vendredi 19 mars 2010 à 2:00

Pu*tain de résolution à tenir : arrêter de passer mes soirées devant l'écran. Je deviens zombie et me couche trop tard. Une loque. Et je n'y fais rien de productif, en plus. Va falloir que je me désadictionne, bon diou d'bon diou ! Sur ce, bonne nuit.

Jeudi 18 mars 2010 à 12:19

J'aimerais être toute toute toute petite pour me rouler en boule au fond de mon lit et qu'on ne me retrouve pas, pour oublier toutes ces peurs qui reviennent.

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Dimanche 14 mars 2010 à 19:55

Elle s'en va - Camille


Piano, ça faisait longtemps. Reprise aussi, d'ailleurs. Je vous ai manqués, je sais. ;)

Et puis vous savez quoi ? Le chanteur des Weepers Circus, en voyant la vidéo, il a écrit : "T'es bluffante gamine !!! Bravo !" et il a publié la vidéo sur son mur Facebook.

Jeudi 4 mars 2010 à 18:59

It was snowing - Mademoiselle Cerise

Chanson écrite et composée un peu avant l'hiver... Au ukulélé.

Bon, le son n'est pas tip-top, mais j'apprends à bidouiller mes nouveaux logiciels. ;)
Et oui, je dois travailler les aigus.

Lundi 1er mars 2010 à 0:37

Dimanche soir. Nantes. Il n'y a aucun bruit, juste cette odeur, quand je suis entrée dans l'immeuble. De la peinture, je crois. Internet installé en cinq minutes sur mon nouveau bijou, le Mac que j'ai enfin reçu et qui ne me déçoit pas. Ce besoin d'écrire. Je n'aime pas les dimanches soirs. Je me lève à 7h30 demain, alors je ferais certainement mieux de me coucher. De lire. De relire Macbeth, et puis Macbett, la version de Ionesco. Et pourtant. L'envie me manque.

Vous allez rire, mais je psychote. J'ai essayé un chapeau dans une friperie à Paris, et j'ai l'impression que ma tête me gratte. Ah ah ah. Ma mère a gentiment vérifié mes cheveux, et rien. Je devrais être rassurée... Mais j'ai toujours l'impression que ça me gratte. Ah ah (bis).

Et je voulais écrire. Mais je ne sais plus. Enfin si, je sais. Mais je ne sais pas par où commencer. Mon voisin vient de rentrer, je l'entends s'activer dans sa cuisine, juste de l'autre côté du mur. Le soir, quand je me couche et le matin, quand je me lève, j'aperçois une ombre dans l'immeuble d'en face. A travers une fenêtre qui n'en est pas une, à travers des sortes de blocs de verre qui ne laissent voir que cette ombre. Je ne sais pas si c'est un homme, ou une femme. Mais ça me fait sourire de savoir que quelqu'un vit là. Je distingue des verres et des flacons colorés, comme dans une salle de bains.

Parfois, je ne me reconnais plus. D'un point de vue amoureux. Je ne sais pas ce que je veux, ce que je cherche, qui me plaît, qui j'aime. Bordel. Je l'aime bien ma case, moi. Je ne veux pas être dans une autre. Ça me plaît, d'être un peu "différente". Je me suis habituée, et ça me convient parfaitement, c'est très bien comme ça. Alors quand je croise un joli garçon et que je réalise que son regard ne me laisse pas indifférente, je trouve ça bizarre. Étrange. Comme si ce n'était pas vraiment moi. Et puis une fille surgit, et je me dis que ce garçon n'était rien, en comparaison. Et puis... ça recommence. Ça veut dire quoi, hein ? Je sais bien, je ne devrais pas me poser de questions. Je devrais juste vivre et ne pas chercher à me coller d'étiquettes. Mais ça me semble tellement compliqué. Je pense que c'est possible, d'aimer à la fois les filles et les garçons. Mais ça me déplaît, cette place. Pour les autres oui, pour moi non. Parce que... Pourquoi ? Oui, je dois avoir une réaction biphobe de base.

C'était quoi mon idée ? D'échapper à la norme ? On peut y échapper par d'autres moyens que la sexualité, d'autant plus qu'on ne la choisit pas. Mais à vrai dire, je n'ai jamais vraiment trouvé ma place dans tout ça. Je n'ai jamais réussi à me dire "je suis lesbienne". D'ailleurs, je trouve le mot de plus en plus laid. Mais je croyais que c'était parce que je n'avais jamais connu de garçon. Du coup, je ne pouvais pas vraiment savoir. Et pourtant, c'est stupide comme idée. Si je n'en suis pas sûre, c'est que ce n'est pas si clair. Mais qui a dit que ça devait être clair ? J'en sais rien, c'est juste la société, tout ça, qui aime classer les gens. Ou alors, j'ai peur des hommes ? C'est tout aussi idiot d'écrire ça. Certes, j'ai toujours eu beaucoup d'amies filles et peu d'amis garçons, mais je ne suis pas la seule, et les filles entourées par des filles n'en deviennent pas pour autant homo. Alors quoi ? C'est une histoire de développement ? De processus ? Je n'avais pas atteint la maturité jusqu'ici et je réalise que peut-être, les garçons ne me déplaisent pas ? C'est nul, c'est nul, c'est nul. Il est minuit cinq, il faut que j'aille me coucher. Mais non. Ce que j'aime dans le fait d'aimer les filles, c'est qu'il est un peu plus facile d'oublier les clichés hétéros (une maison, un jardin, un labrador, une balançoire et deux enfants - un garçon et une fille). Évidemment qu'il y a d'autres moyens de les contourner. Mais pourquoi est-ce que j'écris tout ça ? Ça ne tient pas debout. Comme si on choisissait qui on aimait. Alors que non, pas du tout. Mais ça me trouble, de me dire qu'un garçon est beau. Qu'il me plaît. Même si aucun ne m'a jamais touchée particulièrement. En fait, je crois que ce qui me gêne dans tout ça, ce sont les autres. Qui veulent justement te mettre dans une case. Même les gays, hein. Pour beaucoup, la bisexualité n'est qu'une étape intermédiaire, le sort des indécis. Alors que non, je ne crois pas. Et puis cette idée que ça y est, enfin, j'ai passé cette étape de l'adolescence souvent caractéristique des ados, lors de laquelle on peut être attirée par des individus de même sexe. Comme une passade. Je ne veux pas que ce soit une passade. J'aime les filles, les femmes.

A quoi bon se poser toutes ces questions ? Il suffirait de les inverser pour se retrouver dans un schéma plus... classique ? Bonjour, je suis hétéro et je me rends compte que je regarde de plus en plus les filles. Mais je ne veux pas renoncer à ma vie d'hétéro. Mon homme, mon chien, ma maison, mes mômes (oui, j'en conviens, l'ordre est étrange et très schématique). Je ne suis pas comme ça, je ne peux pas aimer les femmes, ce n'est pas concevable.

La réaction est la même, même si, bien entendu, les situations que j'expose sont caricaturales. De fait, je me sens un peu perdue. A l'hétéro qui s'interrogerait sur son attirance pour les femmes, je répondrais de laisser faire le temps, de ne pas repousser des envies et de se laisser vivre. Qu'il n'y a rien de mal à aimer aussi les femmes. Je devrais me dire la même chose. Mais le problème, c'est que je suis toujours dans le flou. Et je n'aime pas ne pas savoir. Et je ne sais pas me laisser vivre sans me poser de questions.

Et puis ça gratte, bordel ! Oh, j'en ai marre, nous voilà lundi matin. Dormir. Il faut. Aller en allemand demain. Il faut. Et en cours toute la semaine. Et les suivantes. Et bosser. C'est toujours pareil.

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